Mondial 2009 en Italie

13 manches courues pour ce Championnat du Monde. Conditions de vent très soutenues allant jusqu’à 30 nœuds. A raison de 3 manches par jour, il valait mieux être au plus près du poids maxi autorisé et en parfaite condition physique.
Comme un métronome, le vent rentrait du sud à partir de midi, pour monter ensuite en intensité avec une orientation assez stable dans l’axe du lac de Garde. Dans ces conditions, la flotte a assez rapidement identifié l’accélération du vent sur la droite du plan d’eau, par effet de relief et l’intérêt de l’option gauche pour la descente sous spi afin d’éviter les conditions trop musclées proposées sur le milieu du plan d’eau. Ce caractère répétitif et prévisible a privilégié la technique sur la tactique. Le problème, pour les autres nations, est que les Hollandais maîtrisent l’un et l’autre et affichaient une vitesse qui a laissé les autres sur place…….. !
Il était assez symptomatique d’observer qu’aux effets près des départs, qui pouvaient entretenir, pour un temps, l’espérance jusqu’à la première bouée, le classement se rétablissait ensuite de manière immuable avec les mêmes groupes de bateaux faisant, entre eux, la course dans la course.
Dans ce contexte, la flotte française assez groupée dans le 2ème tiers du classement a pu constater qu’il lui restait des progrès à faire pour prétendre aux premières places. Un peu plus d’entraînement et de pratique en mer par vent fort n’aurait pas été inutiles. Nous devrons nous en souvenir dans l’établissement du calendrier 2010. Prenons, aussi, le parti de douter de l’excellence des réglages que nous appliquons depuis des années, pour progresser encore. Les nouveaux équipages qui ont rejoints notre flotte en 2009 sont passés par cette période de tâtonnement et ont obtenu des résultats très flatteurs.
Dans un an, nous avons rendez vous en Hollande pour un nouveau Mondial. Il faut sans doute penser dès maintenant à ce que nous voulons y faire !

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